Les p'tits coups d'coeur

Les p’tits coups d’coeur #2 – Septembre 2017

Septembre a filé à une vitesse folle, non ? J’ai du mal à croire que cela fait déjà un mois que la rentrée a eu lieu. Le temps semble filé à une vitesse phénoménale, d’autant plus que la période a été assez intense pour moi.

Ca ne m’a pas empêché de faire de très belle découvertes en ce début d’automne. Un film qui m’a complètement bouleversée, une série que j’adore et dont j’ai hâte de découvrir la suite et enfin, un spectacle féministe qui m’a fait me tordre de rire.

Film • 120 battements par minute de Robin Campillo

2017.10.05 - 120 battements par minute

La première (et la seule) fois où j’ai vu la bande-annonce du film, j’ai su qu’il fallait que j’aille le voir. Mais malgré tout je ne m’attendais pas à ça.

Au début des années 90, les militants de l’association Act Up tentent de faire changer la position des pouvoirs publics sur la question du SIDA. Parmi eux, beaucoup de personnes atteints par la maladie qui se battent pour survivre. Et c’est là, que Sean et Nathan vont se rencontrer.

120 battements par minute est un tourbillon d’émotions, un coeur qui accélère son rythme toujours plus puissant avant de ralentir… et de repartir. C’est un film-coup-de-poing-coup-de-coeur et l’un des meilleurs films que j’ai vu depuis longtemps.

Puisant dans son expérience militante, Robin Campillo dresse un portrait puissant et sans concession d’Act Up, cette association activiste qui a oeuvré pour défendre les malades du SIDA et forcer les pouvoirs publics à adopter des politiques envers tout-e-s. Car c’est avec choc qu’on découvre le peu d’informations officielles diffusées à l’époque ou les laboratoires pharmaceutiques qui refusent par calcul de donner les résultats d’un nouveau médicament avant un grand congrès ayant lieu un an plus tard. De manière frontale, les militants d’Act Up se battent pour que les malades ne soient pas soumis au calendrier économique de ces laboratoires et pour que les populations à risque soient informées. Mais l’association n’est pas épargnée par les désaccords, les conflits, les guerres d’ego, ce qui rend les personnages encore plus attachants, mis à nu dans leur humanité.

Sur ce fond de Gay Pride politisée, de manifestations en l’honneur d’un malade décédé, se noue une histoire d’amour. La relation de Nathan et Sean est touchante par son mélange de sincérité, de force et de douleur. Ils sont tous les deux malades mais pas au même stade. Ils se donnent pourtant l’un à l’autre avec l’énergie du désespoir. La maladie, au lieu de les séparer, les rapproche, renforce leur lien.

Ces deux histoires qui se croisent sont sublimées par de superbes images et un montage intelligent où les flashes de différentes scènes s’entremêlent comme pour montrer l’urgence de vivre.

Un film à voir, autant pour son contenu instructif et émouvant que pour sa forme innovante.


Série • Downton Abbey écrit par Julian Fellowes

2017.10.05 - Downtown Abbey

Ce n’est pas une série toute jeune mais mon coup de coeur est bien récent puisque j’ai vu la saison 1 pour la première fois en septembre ! Et je ne regrette pas…

Dans le grand manoir de Downton Abbey, les vies des maîtres et des domestiques se croisent souvent, se mêlent parfois. Mais la vie de la maisonnée est bouleversée quand l’héritier de Lord Grantham meurt. L’héritage et le manoir doivent alors revenir à un autre homme de la lignée, Matthew Crawley, un avocat de la haute-bourgeoisie. Mais les femmes de la famille – et certains domestiques – ne l’entendent pas de cette oreille…

J’ai tout de suite accroché à Downton Abbey avec cette ambiance d’avant-guerre. On découvre la vie et les costumes de l’époque (les femmes de la famille Grantham changent de robes environ 5 fois par épisode !)

Ce que j’adore, c’est le mélange des caractères. J’aime ces séries avec de nombreux personnages : beaucoup sont attachants et il y en a d’autres qu’on adore détester. Quelques-uns présentent un caractère plus complexe, comme la domestique O’Brien que j’ai à la fois trouvé horrible et touchante. Mention spéciale à Lady Violet, interprétée par la brillante Maggie Smith. Chacune de ses répliques me font mourir de rire, elle est piquante et vive mais elle sait aussi se laisser fléchir et émouvoir, surtout quand il s’agit de protéger se chère famille.

Chaque épisode est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur les protagonistes, leur histoire et leur caractère. On les voit évoluer, s’affirmer, apprendre à se connaître les uns les autres. L’arrivée de Matthew et de sa mère à Downton Abbey provoque de nombreux changements, certains s’accommodant de leur présence, d’autres étant réticents à l’idée que de « simples » bourgeois deviennent les maîtres du domaine. Fidélité à l’ancien système et curiosité pour les nouveautés se succèdent et s’opposent dans ce monde en mutation.

En bref, une série pour ceux qui aiment plonger dans le passé, explorer les relations humaines et qui adorent Maggie Smith !


Spectacle • Les Coquettes

2017.10.05 - Les Coquettes

Je vais très rarement voir des spectacles, que ce soit d’humour, de théâtre ou de musique. Un manque d’habitude, je pense. J’ai donc été contente de pointer mon bout du nez dehors pour aller voir Les Coquettes qui m’avait été chaudement recommandé…

Les Coquettes ? Ce sont trois amies, Juliette, Lola et Marie, qui montent sur scène pour mettre en musique et en humour des petites scènes quotidiennes de la vie des femmes. 

J’attendais ce spectacle avec beaucoup d’impatience et je n’ai pas été déçue. Pétillantes, complices et pleines d’énergie, les Coquettes ont une présence scénique impressionnante. Aucun temps mort dans ce three-women-show décalé.

Sans aucun tabou, leurs chansons sont entraînantes et donnent envie de danser et de chanter avec elles. Tout y passe l’épilation, la sexualité, le harcèlement de rue. Elles se moquent de tout et de tout le monde mais sans aucune méchanceté. Juste l’envie de faire rire et sourire.

Bonne nouvelle, Les Coquettes sont en tournée ! Un seul conseil : courez les voir si elles passent près de chez vous !

 

Voilà, pour ces p’tits coups d’coeur de septembre. Et vous, qu’est-ce qui vous a marqué•e•s depuis la rentrée ?

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